France

Vendredi 7 août 2009

Oyez, oyez braves gens ! Une nouvelle loi va être pondue par notre gouvernement : elle s'appelle loi "Création et Internet", mieux connue sous le nom de loi "HADOPI". Il y a bien longtemps que j'avais envie d'écrire cet article, mais les nombreux rebondissements concernant cette loi m'ont contraint à revoir ce projet. Mais cette fois-ci, je me lance. Je n'arrive pas encore à comprendre le sens de cette loi. Ou plus exactement, je ne vois pas ce qu'une loi vient faire dans ce domaine.
Je m'explique. Tout d'abord, je trouve que les membres des divers gouvernements ont la sale habitude de placer des lois dans tous les domaines civiles. C'est à croire qu'ils s'ennuient et que cela les occupent. Une loi est, par définition, rigide et coercitive. En l'occurence, le projet est d'appliquer une "réponse graduée" à tous ceux qui échanges des données protégées par des droits. Donc cela implique que les premiers téléchargements illégaux sont peu importants, car la sanction est petite (envoi d'une courrier), alors que les derniers sont très importants, car la sanction est sévère (coupure de réseau pendant un an). Je ne vois pas où est la logique à ce postulat. Ensuite, je ne comprend pas pourquoi ceux qui téléchargent sont considérés comme des criminels. En fait, je pense même que ces personnes sont logiques. J'ai toujours estimé tout au long de ma vie que l'être humain est rationel. Quand il pratique du commerce avec les autres, il respecte le principe d'équilibre entre l'Offre et le Demande. Les deux se mettent d'accord sur un prix, l'échange est conclu. Aujourd'hui, les maisons de disques et les studios de cinéma fixent des prix exhorbitants pour la vente de disques ou de DVD. Imaginez qu'un disque d'un chanteur inconnu contenant 12 chansons est vendu 20 €. Trop peu de personnes prendraient le risque d'acheter ce disque à ce prix. Les seuls qui ne subissent pas ces baisses de ventes sont les artistes confirmés, dont le public connait la valeur. Il est prêt à investir 20 € car il sait qu'il sera content de son investissement. Le téléchargement n'est ni plus ni moins qu'un moyen de revenir à l'équilibre. Un équilibre compris entre 0 et 20 €. Mais, histoire de contourner le problème, ces mêmes maisons de disques ont mis en place le "téléchargement légal", c'est-à-dire qu'elles s'octroient le monopole de la légalité. Avec, évidemment, un prix toujours élevé.
Bref, cette loi confirme le monopole des maisons de disques à l'heure où des artistes se révèlent sur Internet et sont financés par des internautes confiant. Cette loi empêche la logique d'être respectée. Les maisons de disques tendent à disparaître, mais cette loi les maintient sous perfusion. Je suis d'accord sur le fait que la propriété intellectuelle doit être protégé. Mais, honnêtement et sans mauvaise foi, je ne vois pas pourquoi c'est à l'Etat de devoir encore une fois légiférer dans ces domaines si évolutifs, où la loi serait obsolète dès son application.
Mais, après tout, c'est peut-être le moyen de cacher les vrais problèmes de cette société...

Par Daniel Teller
Vendredi 4 juillet 2008

Je ne sais pas vous, mais moi je croyais avoir voté pour un changement radical en mai 2007. Attention, pas un changement minime, un véritable changement. Finalement, après une mûre et longue analyse de ce qui s'est passé depuis un peu plus d'un an, je me rends compte (comme certains d'entre vous d'ailleurs) que le changement n'est pas encore arrivé. Certes, je ne m'attendais pas à un Nicolas Sarkozy digne d'un "Robocop", sans aucune émotion et sans aucune compassion, mais tout de même, là, il faut vraiment se poser des questions. Ah... je me rappelle des déclarations de notre chère candidat qui nous rappellais que la France ne devait plus s'excuser des fautes qu'elle avait commis antan. Finalement, on nous ressasse qu'il faut se rappeller de l'esclavage et de la Shoah, ce qui, évidemment, n'a rien avoir avec la repentance. Et maintenant, depuis trois jours, je n'ose plus faire ma revue de presse quotidienne de peur de tomber nez-à-nez avec le visage de madame Betancourt (alias "Ingrid", comme je l'entends dire dans certaines émissions, comme si elle était de notre famille). Il est vrai qu'elle a était emprisonné pendant 6 ans dans une jungle en Colombie par une organisation armée auparavant marxiste mais aujourd'hui bénéficiant sans remord des bienfaits du capitalisme (comme quoi, tout arrive). Mais, soit, si cela s'arrêtait à ce niveau, je comprendrais et je me tairais comme un gentil citoyen obéissant à son Président courageux qui nous délibèrent des otages "hautement symboliques". Seulement, il ya des "tous petits éléments" qu'il faudra éclairer un jour ou l'autre. Par exemple, et strictement évoqué par hasard, il faudrait que l'on évoque la somme dépensée pour délivrer le "symbole mondial de la lutte pour la liberté". C'est vrai, je suis peut-être un maniac de l'équilibre des comptes publics, mais quand même, on parle de pas moins de 20 millions de dollars, au minimum. Alors, d'accord, c'est pour la démocratie. Soit. Mais alors pourquoi ne pas en parler, si c'est peu important. Lors de la conférence de presse officielle dans l'Hotêl Marigny (s'il vous plaît), la première question, qui portait sur l'éventuelle dépense de rançon, a été balayé d'un revers de main par ladite Ingrid qui a voulu nous jouer la carte de l'émotion en évoquant des souvenirs de captivité, ne répondant évidemment pas à la question. Après tout, il ne vaut mieux pas bouleverser Sainte Ingrid, qui a survécu de l'impossible. Oui, je sais, vous vous dites, là, il exagère. Pourquoi pas. Mais que penser d'une femme (Ô pardon d'une sainte femme) qui a eu une fête qui s'intitulait "Rassemblement du bonheur". Là, quand même, il faut le faire. Alors, j'imagine que je suis sévère avec cette pauvre femme, qui n'a rien à voir dans cette affaire, qui même a été dépassé par les évenements. Mais donc, moi-même simple citoyen, avec mes propres moyens, il me faut des "coupables". Réflechissons un peu. Qui a fait en sorte que cette femme soit médiatisée ainsi. Bingo ! Ce sont les enfants. Depuis le début, ils font monter la pression pour qu'elle soit libérée. Mon Dieu, mais c'est évident. Enfin, bref, de toute façon, le mal est fait. Il faut juste attendre que la fièvre diminue. Mais bon, ce n'est pas bien engagé, voilà qu'on vient d'offrir à madame Ingrid un portrait géant la représentant. Si elle a droit à tout cela, qu'est-ce que cela va être pour le retour du Christ...

Par Daniel Teller

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