Vendredi 4 juillet 2008

Je ne sais pas vous, mais moi je croyais avoir voté pour un changement radical en mai 2007. Attention, pas un changement minime, un véritable changement. Finalement, après une mûre et longue analyse de ce qui s'est passé depuis un peu plus d'un an, je me rends compte (comme certains d'entre vous d'ailleurs) que le changement n'est pas encore arrivé. Certes, je ne m'attendais pas à un Nicolas Sarkozy digne d'un "Robocop", sans aucune émotion et sans aucune compassion, mais tout de même, là, il faut vraiment se poser des questions. Ah... je me rappelle des déclarations de notre chère candidat qui nous rappellais que la France ne devait plus s'excuser des fautes qu'elle avait commis antan. Finalement, on nous ressasse qu'il faut se rappeller de l'esclavage et de la Shoah, ce qui, évidemment, n'a rien avoir avec la repentance. Et maintenant, depuis trois jours, je n'ose plus faire ma revue de presse quotidienne de peur de tomber nez-à-nez avec le visage de madame Betancourt (alias "Ingrid", comme je l'entends dire dans certaines émissions, comme si elle était de notre famille). Il est vrai qu'elle a était emprisonné pendant 6 ans dans une jungle en Colombie par une organisation armée auparavant marxiste mais aujourd'hui bénéficiant sans remord des bienfaits du capitalisme (comme quoi, tout arrive). Mais, soit, si cela s'arrêtait à ce niveau, je comprendrais et je me tairais comme un gentil citoyen obéissant à son Président courageux qui nous délibèrent des otages "hautement symboliques". Seulement, il ya des "tous petits éléments" qu'il faudra éclairer un jour ou l'autre. Par exemple, et strictement évoqué par hasard, il faudrait que l'on évoque la somme dépensée pour délivrer le "symbole mondial de la lutte pour la liberté". C'est vrai, je suis peut-être un maniac de l'équilibre des comptes publics, mais quand même, on parle de pas moins de 20 millions de dollars, au minimum. Alors, d'accord, c'est pour la démocratie. Soit. Mais alors pourquoi ne pas en parler, si c'est peu important. Lors de la conférence de presse officielle dans l'Hotêl Marigny (s'il vous plaît), la première question, qui portait sur l'éventuelle dépense de rançon, a été balayé d'un revers de main par ladite Ingrid qui a voulu nous jouer la carte de l'émotion en évoquant des souvenirs de captivité, ne répondant évidemment pas à la question. Après tout, il ne vaut mieux pas bouleverser Sainte Ingrid, qui a survécu de l'impossible. Oui, je sais, vous vous dites, là, il exagère. Pourquoi pas. Mais que penser d'une femme (Ô pardon d'une sainte femme) qui a eu une fête qui s'intitulait "Rassemblement du bonheur". Là, quand même, il faut le faire. Alors, j'imagine que je suis sévère avec cette pauvre femme, qui n'a rien à voir dans cette affaire, qui même a été dépassé par les évenements. Mais donc, moi-même simple citoyen, avec mes propres moyens, il me faut des "coupables". Réflechissons un peu. Qui a fait en sorte que cette femme soit médiatisée ainsi. Bingo ! Ce sont les enfants. Depuis le début, ils font monter la pression pour qu'elle soit libérée. Mon Dieu, mais c'est évident. Enfin, bref, de toute façon, le mal est fait. Il faut juste attendre que la fièvre diminue. Mais bon, ce n'est pas bien engagé, voilà qu'on vient d'offrir à madame Ingrid un portrait géant la représentant. Si elle a droit à tout cela, qu'est-ce que cela va être pour le retour du Christ...

Par Daniel Teller - Publié dans : France
Dimanche 22 juillet 2007

François Fillon persiste et signe sur le service minimum. "Je ne regrette rien du tout", a déclaré vendredi le Premier ministre au sujet de ses propos sur l'extension du service minimum dans l'Education nationale, en marge d'un déplacement dans le Var. François Fillon n'avait pas exclu mardi d'étendre le dispositif de service minimum adopté par le Sénat pour les transports publics à d'autres secteurs, dont l'Education nationale. "Si ça marche, je ne vois pas pourquoi on ne l'étendrait pas à d'autres domaines, parce que l'objectif, c'est quand même bien de fournir en permanence le meilleur service public à tous les Français", avait-il dit, provoquant un tollé syndical. Le Premier ministre a enfoncé le clou vendredi en marge d'un déplacement consacré à la lutte contre les incendies. "J'ai dit que lorsque la loi sur les transports serait mise en place -1er janvier 2008- et qu'elle aurait montré qu'elle était efficace, on pourrait s'interroger sur la manière de l'étendre à d'autres secteurs. Cela me parait être le bon sens et c'est ce que nous ferons", a-t-il dit. "Il faut qu'il y ait plus de dialogue social dans l'Education nationale et que les enfants soient accueillis", a insisté François Fillon. Car "dans la dimension du service public, il y a l'accueil des usagers quels que soient les conflits qui peuvent exister par ailleurs".

Par Dan Teller - Publié dans : France

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